Sorti en 1986, le film réalisé par Tony Scott avait attiré 3,5 millions de spectateurs dans les salles en France et généré plus de 350 millions de dollars dans le monde. Il y a trois ans, une version 3D avait donné un coup de jeune à la franchise détenue par Skydance. En conférence de presse, le directeur général la société de production, David Ellison, a évoqué Top Gun 2.«Justin Marks est en train d’écrire le scénario, a-t-il annoncé. Il a une connaissance phénoménale du monde des pilotes de chasse de la Navy et de son évolution. Nous avons un excellent rôle pour Maverick dans ce film et il n’y a pas de Top Gun sans Maverick.» Quant à savoir si c’est Tom Cruise qui reprendra ce rôle, David Ellison ne cache pas son envie de le retrouver. «Maverick ne peut être joué que par Maverick, a-t-il répondu. Nous espérons réaliser le film très bientôt.»

Une malédiction? Certainement pas. Mais pour plusieurs observateurs, le salon horloger Watches&Wonder (W&W), qui s’est tenu la semaine dernière à Hongkong, joue de malchance. Il y a deux ans, un typhon s’abattait sur la mégalopole asiatique peu avant son inauguration. L’an dernier, l’île était bloquée, vibrant de manifestations pour sa démocratie. Cette année, au moment où les douze marques investissaient le centre des congrès pour quatre jours, les exportations horlogères à Hongkong accusaient leur septième mois de baisse consécutive. Le groupe Richemont, qui possède toutes les maisons présentes au salon à l’exception de Richard Mille, a expliqué en août que ses ventes dans la région avaient été «significativement plus basses» ces derniers mois. Pour Hongkong, première destination des montres suisses, «c’est une année noire», simplifie un vétéran de l’industrie de passage en Asie.

Pas de quoi plomber l’ambiance pour autant. Surtout que les marques ne vont pas à W&W pour vendre des gardes-temps – elles y réalisent en moyenne moins de 5% des ventes qu’elles n’en comptabilisent au SIHH, grand frère suisse de W&W – mais pour rencontrer des clients et la presse asiatique. Invité à Hongkong par les organisateurs, Le Temps a interrogé certains patrons horlogers sur l’évolution du marché dans la région. Et si tous évoquent «le coup d’arrêt de Hongkong», ils sont unanimes: après des années de croissance à deux chiffres, l’heure est aujourd’hui à un nouvel équilibre. Avec des différences entre les marques.