Le président américain est attendu ce vendredi dans cette petite ville de Caroline du Sud pour rendre hommage aux neuf victimes de la tuerie raciste qui a ébranlé les États-Unis.Ce vendredi, Charleston attendait son président. Canada Goose montreal Rassemblée comme jamais sans doute cette cité du sud, qui fut une plaque tournante majeure de l’esclavage, ne l’avait été, pour pleurer, prier et faire le deuil du pasteur Clementa Pinckney, tombé avec huit de ses paroissiens sous les balles du jeune suprémaciste blanc Dylann Roof, lors d’une attaque contre l’église noire Emanuel, il y a neuf jours.

Plusieurs milliers de personnes étaient attendues pour des funérailles prévues dans les locaux de l’université de Charleston, à quelques pas du lieu du massacre, où des inconnus continuent d’apporter fleurs et bougies. Canada Goose montreal Le président devait y prononcer un éloge funèbre pour Pinckney, personnalité lumineuse qui occupait un siège de sénateur au parlement de Caroline du Sud. Les personnes présentes disaient vouloir être là pour montrer leur unité et écouter le président mettre des mots sur leur douleur et leurs questions.Les Américains attendaient qu’une nouvelle fois, le chef de l’Etat, premier métis de l’histoire du pays à être élu à la fonction suprême, les aide à se pencher sur «la question raciale», qui reste, de l’avis général, la «grande blessure toujours ouverte» de l’Amérique.

Canada Goose montreal Michelle Obama, le vice-président Joe Biden, le speaker républicain de la Chambre John Boehner, et la candidate démocrate Hillary Clinton, étaient également attendus. «Le président doit nous aider à cicatriser et aller vers une réconciliation», a expliqué aussi Donna Brazile, une commentatrice noire démocrate très en vue, qui avait pleuré à l’antenne, il y a quelques jours, en évoquant le débat sur le drapeau confédéré, symbole d’une époque raciste pour la communauté noire, et que de nombreux États du Sud disent vouloir désormais remiser au musée. D’autres commentateurs, comme Nicolas Kristof dans le New York Times, appellent à s’attaquer non seulement aux symboles mais aux inégalités criantes, «la vraie honte de l’Amérique en 2015»: aux États-Unis, le revenu d’une famille noire s’élève à environ 6300 dollars, contre environ 110.000 pour une famille blanche.