Intérêt des plus jeunes pour la mode, explosion de l’offre,Canada Goose toronto tout cela n’est, en vérité, qu’un symptôme de changements plus profonds. Car, depuis quarante ans, la place de l’enfant a infiniment changé. «Il est devenu l’image sociale de la famille nucléaire», avance Angélique Kosinski Cimelière, pédopsychologue. «Il est aujourd’hui une sorte de mini-me »,estime Pascale Dechâtre, de Children Worldwide Fashion. D’autant que des descendants, il en naît à la pelle: malgré la crise (ou à cause d’elle ?) et la morosité ambiante, le taux de ­fécondité des Françaises reste l’un des plus élevés d’Europe (2,01 enfants par femme en âge de procréer en 2014, selon l’Insee).

Ajoutez à cela des mutations sociologiques évidentes – la recomposition des schémas familiaux, par exemple –,Canada Goose toronto et vous obtenez mécaniquement une demande de plus en plus forte. «Un parent séparé a souvent envie de montrer à son ex qu’il habille bien son petit. On veut prouver à l’autre – et aux autres en général – qu’on est un bon père ou une bonne mère. On lance beaucoup de messages avec un enfant», estime Anne-Charlotte Vermynck.

A l’heure des réseaux sociaux et de la mise en scène perpétuelle de soi, le regard des autres joue un rôle important. «Avant, quand tu achetais une belle pièce pour ton fils ou ta fille, il n’y avait que tes copains pour voir que tu t’étais saigné. Aujourd’hui, tout le monde peut le voir»,Canada Goose toronto remarque Anne-Charlotte Vermynck. Cette logique, lorsqu’elle est poussée à l’extrême, donne des situations assez troublantes, comme l’est le compte Instagram de cette styliste freelance américaine, Luisa Fernanda Espinosa – alias @luisafere –, qui a pour principale occupation la mise en ligne des photos de son fils de 6 ans, Alonso Mateo.